Les garçons un peu cracra

Les garçons un peu cracra ne savent pas qu’avant de mettre les doigts dans une fille, il est préférable de se laver les mains, comme pour passer à table, qu’il ne s’agit pas d’une convention sans queue ni tête, mais bien de la moindre des précautions.

Les garçons un peu cracra ne savent pas qu’après une bonne petite sodomie, il est tout à fait souhaitable de se rincer la queue, et même de se la savonner, si toutefois il restait encore des choses à en faire. C’est bien beau de profiter de la vie, encore faut-il nous préserver des maladies.

Les garçons un peu cracra n’ont pas compris je crois ce qu’est une fille, une femme quoi, fontaine, source de toute énergie, sûrement, ces garçons-là n’ont pas de soeur, pas de potes avec qui discuter de tout et de rien, ou sont affublés d’une mère psycho-rigide, je ne vois que ça.

Détendez-vous les gars, et entre deux séances de frénésie nouillesque, tâchez de vous renseigner un peu, ça ne gâche rien, et surtout pas le plaisir. Intéressez-vous vraiment à nous, bordel ! Et nous tâcherons d’en faire autant…

Feu d’artifices

Une fille de 12 ans a porté plainte contre son père, qui lui avait interdit de participer à un voyage de fin d’année en punition de ses tentatives répétées d’aller draguer sur internet… Et elle a gagné. L’avocat du père compte faire appel.

Difficile de prendre parti quand on ne connait pas le détail des évènements, et la totalité de mes doigts me hurle que même de près, l’écheveau de cette épisode familial doit être bien difficile à démêler. Tout de même…

Cette fille a 12 ans, ses parents se disputent sa garde par avocats interposés depuis qu’elle en a 2. On sent déjà qu’ils en tiennent une sacrée couche. Pourquoi faire simple quand on faire compliqué ? La môme aura compris la leçon…

Du juge, des avocats ou des parents, impossible de savoir à qui décerner la palme de l’irresponsabilité ! Cette gamine doit être insupportable, ou alors vraiment futée, elle et sa famille ont raté de peu leur fenêtre pour la célébrité.

Putain, 10 ans… ils seraient pas en train de passer leur temps à se rendre malheureux ces gens-là ?

“When everything is a rope of sand
We should be learning to let it go”…

Jim, Jamie Lidell, 2008

La fin de la monogamie

En musardant à partir de l’excellent Fitting in with the Misfits, j’ai atterri, allez en moins de 3 clics, sur cet impressionnant pavé d’intimité. Le blog en lui-même ne nécessite pas qu’on s’y attarde beaucoup plus longtemps, d’ailleurs la présentation n’y incite pas particulièrement. Le genre imperméable et autarcique, avec sa petite communauté affinitaire, comme il en existe tant, et sûrement pour de très bonnes raisons. Bin quoi ? La joie de se taper sur l’épaule entre pairs, tout le monde y a bien droit après tout. Bon allez, il y a un autre billet qui vaut la peine d’être lu. Celui-là, je suppose.

Je sais que c’est pas une super idée de commencer par dire du mal du blog de quelqu’un qui ne m’a strictement rien fait et que je ne connais pas. En fait, ce n’était pas du tout le propos, et je n’ai presque pas l’impression d’être gratuitement très méchante, là, si ? Je dis juste que le blog est moche, qu’il n’est pas lisible par le premier venu, ça ne va pas bien loin. Dire que l’auteur du blog est un bobo gauchisant narcissique, il s’en charge tout seul, et je l’en félicite. Enfin, je commence à savoir que les gens sont a priori très susceptibles et que la franchise a ses limites. Alors bon…

Si je digresse, c’est très vraisemblablement parce que cet instantané de la vie d’un homme est 1° émouvant, parce que foisonnant et d’une rare honnêteté intellectuelle/sentimentale (si, si, je crois que c’est relativement rare, on gagnerait à ce que ça change, mais la tendance reste fragile), 2° sociologiquement représentatif de l’évolution des rapports individuels aux notions de couple et de famille, et forcément, il est beaucoup plus facile de dire “ce site est moche”, que d’expliquer pourquoi… flemme encore… alors je vous laisse réfléchir un peu, et on en recause… à l’occasion.

Tout ça pour dire qu’après tout on a changé de millénaire, alors zut, si la monogamie vous emmerde, autant ne pas se laisser pourrir la vie, y a pas de raison, votre conscience se débrouillera pour que les enfants se fassent. Ou pas. Et si la monogamie vous réussit, je n’aurai qu’une chose à ajouter : chapeau !

Ensemble, devenons moins cons !

- On s’croit libéré des contraintes, et voilà qu’on est prisonnier de son style. C’est quoi vot’ style, Louis ?
- J’ai jamais su vraiment…
- C’est ça la vraie liberté. Non ?


Une étrange affaire, 1981

J’ai longtemps été, et je suis encore sûrement, réfractaire au cinéma français des années 50 à la fin des années 80. De Godard aux Bronzés en passant par Rohmer, tout ça me laisse indifférente, à part Blier, en gros. Les films franco-français truffés de blancs à l’identité bien assise sur des siècles d’histoire, c’est pas ma came. J’exagère. Mais c’est à peu près ça. J’ai spontanément un faible pour les films d’exilés, ou de transfuges. De ceux qui, pour avoir éprouvé la différence, dessinent les liens, la possibilité d’un accord. Dans le genre, Atom Egoyan et Ang Lee seraient mes favoris. Il y en a d’autres.

Ceci dit, je n’ai pas la prétention d’avoir tout vu et tout mesuré. On trouve plus facilement ce qu’on cherche que ce qu’on ne cherche pas. On voit plus facilement ce qu’on connaît que ce qu’on ne connaît pas. Quelque part, dans des chambres où je ne mettrai jamais les pieds, il y a des étagères et des disques durs remplis de films excellents dont j’ignore jusqu’à l’existence. Et il faudrait que je rame ou que je m’en remette au hasard pour tomber dessus un jour. Mais moi qui suis une grande flemmarde, je préfère compter sur les amis. Ah bin non, finalement c’est pas de la flemme, c’est de l’intelligence collective !

Et je suis très contente d’avoir découvert, après avoir remis ça à plus tard pendant quelques mois, ça m’emballait moyen, un film étonnant et riche, un film français, avec des acteurs français, Nathalie Baye, au secours, dont l’intrigue se déroule à Paris, un film généreux et humble qui tout compte fait n’a rien de nombriliste ou de chauvin, un film de 1981, autant dire préhistorique, dont le propos est pourtant très actuel, voire éclairant. Portrait de mecs. Pénétration d’une France fissurée par le côté moins yéyé du modèle américain. Il y est question de l’identité masculine. De certains ressorts de la “domination masculine“. Et je ne crois pas être monomaniaque.

Une étrange affaire est une perle, mais peut-être pas une exception…